SVAA
HURO PROGRAMME
Silsotchigre Wildlife Rescue Center.
Développement des activités du Programme (été 2009).
Introduction.
Né il y a maintenant plus de 2 ans le Programme a maintes et maintes fois été étayé sur le papier, réfléchi sur la base du travail de nos aînés et cela, avec l aide de scientifiques, de directeurs de parcs zoologiques et de vétérinaires spécialistes en faune sauvage dans le seul et unique but de trouver une réponse aux questions suivantes : Que faire afin de palier à la chute des populations de Gibbon Hoolock de l’Ouest ? Que faire afin de faire reculer le trafic et renforcer les populations sauvages ? Mais plus généralement, que faire concrètement afin de préserver leur habitat et les espèces animales et végétales qui le constituent et le maintiennent en tant que tel ? Si sur le papier il nous semblait avoir trouvé les réponses, quand est t-il aujourd’hui sur le terrain ? C est à cette question que nous allons tenter de trouver une réponse, cela, en nous plongeant dans les profondeurs complexes de ce qui constitue le corps d’un programme de conservation.
I. Le centre de recueil de vie sauvage ou le cœur d’un programme de conservation efficace.
- Opération de saisie, contrôle du trafic de vie sauvage et accueil au centre.
Afin de commencer ce chapitre je poserais tout d’abord une problématique : Les lois internationales telles la Convention de Washington de la CITES comme les lois nationales telle la Wildlife Act Indienne de1972 protègent selon un système d’annexes les espèces en voie de disparition dans les textes. La question est donc comment appliquer ces lois ? Mais replaçons nous quelques temps dans le contexte, celui de notre Programme par exemple, bien que cela puisse s’appliquer sans difficulté à bien d’autres. Nous travaillons dans le Nord-Est de l’Inde à la frontière du Bangladesh, dans un endroit, je l’ai souvent répété, mais ne le répéterai sans doute jamais assez, que les Indiens eux-même s’accordent à qualifier à l’unanimité de « remote area, economically and technologically backward…». Si je vous en épargne la traduction et son explication, je sais néanmoins que vous en saisirez sans doute tout le sens. Et le fait que cette région soit l’une des plus riches au monde en ce qui concerne la culture, le langage, la faune, la flore n’y change rien… Nous sommes ici en dehors du monde et ne bénéficions pas ou si peu de son intérêt… Combien de personnes ici sont décédées de la malaria sans jamais avoir même fait partie des statistiques d’un Gouvernement qui ignore tout de leur naissance ? Dans ce contexte comment espérer que la Convention de Washington puisse être appliquée ici ? Comment prétendre, alors que l’Homme lui-même représente si peu, que les administrateurs locaux puissent avoir un quelconque intérêt à la conservation des primates ? Et bien ne prétendons pas, rien n’est fait et ne sera jamais fait de la part des autorités, ici du moins, pour la conservation… Chacun, dans un système de corruption et de position sociale complexe étant bien trop préoccupé par son propre profit immédiat. Il semble donc qu’il incomberait à nous ONG de porter sur nos épaules le devenir d’une biodiversité en perdition. Mais alors, cela dit, comment concrètement un organisme non gouvernemental peut espérer influer efficacement, et cela à long terme, en matière de conservation des espèces et de leur habitat ? Et quelle est la réponse à notre problématique ? Si les lois font de la figuration… J ai eu l’occasion durant mon parcours de prendre connaissance de beaucoup de projets pour la conservation ou le développement durable, et curieusement il apparaît que nombre d entre eux sont tournés vers ce que je serais tenté de nommer une conservation passive et à court terme, se contentant de pousser des cris d’alarme, de donner des statistiques catastrophiques et de collecter des données. Les études sont bien entendu nécessaires et je me contenterais parfaitement du fait que cela soit suffisant cependant l’état des choses montre que cela ne l’est pas. Un nombre impressionnant d’études comprenant des études de viabilité ont été entreprises à propos du Gibbon Hoolock de l’Ouest cependant, non seulement nous sommes data deficient des populations des parcs nationaux mais il continue d’être encore et encore la proie d’un trafic que personne ne semblait être prêt à prendre à bras le corps. Car c’est belle et bien ici que se trouve notre réponse. Plutôt que de ce contenter de ne faire que des études qui seront certes couronnées d’un diplôme mais qui ne résoudront pas à elles seules le problème, l’idée était d’implanter un programme et ainsi d’abandonner un scepticisme de rigueur quant au sort des populations sauvages. Implanter un programme donc, dont l’épicentre serait un centre de recueil de vie sauvage nous permettant, d’une part, de saisir les individus captifs et donc de faire appliquer les conventions et les lois et, d autre part, de tenter via un processus de réhabilitation, un renforcement du stock sauvage. Ensuite, autour de ce centre doit se tisser une toile comprenant des études scientifiques (taxonomiques, comportementales et de viabilité), un soutien à la protection des parcs, à la population rurale locale, à l’éducation et, notamment, à la sensibilisation. La rareté et la critique auxquelles doivent faire face ce genre de programmes s’expliquent assez facilement pour deux raisons. Tout d’abord, la difficulté de la tâche a dissuadé plus d’une personne… Car, pour que ce genre d’entreprise fonctionne il faut être sur le terrain, et être sur le terrain pour du long terme entre les moustiques paludéens, les administrateurs locaux et les pluies de mousson cela peut s’avérer tout de suite moins sympa… Les critiques quand à elles viennent plutôt du fait que certains programmes font plus figure de nursery que de centre de recueil… L’extrême rigueur que nécessite le fait de prétendre faire recouvrir la liberté à des individus a malheureusement été bien trop souvent oublié. Je souhaiterais maintenant tenter de donner la vision qui est la nôtre ici. Notre centre est aujourd’hui composé de quatorze individus cela incluant cinq Gibbons Hoolock de l’Ouest que nous avons tous reçu ici dans un seul et unique but : Celui qu’ils puissent un jour retrouver leur forêt. Notre position ici au centre est la suivante : Nous nous plaçons entre deux eaux, entre science et éthique. Je m’explique. Si nous travaillons pour la conservation et le renforcement des populations sauvages avec rigueur, nous possédons également une sensibilité au contact de nos pensionnaires que beaucoup qualifieront d’anthropomorphisme. Si je comprend que certaines expressions employées ai pu être interprétées de cette manière, je conçois néanmoins les choses de manière totalement différente. Si nous n’étions pas animé par cette sensibilité quel serait alors notre moteur ? Mais cela dit c’est cette même sensibilité raisonnée qui nous permet de réaliser avec rigueur nos actions vers le but que nous nous sommes fixé. En somme quelqu’un qui dit aimer les Chimpanzés, les Bonobos ou les Ouistitis et qui les garde à vie dans un univers carcéral soit a perdu quelque chose en cours de route soit ne tient pas un discours sincère. Mais revenons plus clairement au centre d’accueil. Chacun de nos recueils ont été effectués après saisie chez des particuliers toujours avec les autorisations mais parfois sans le support de terrain du Département des Forêts. Notre fonctionnement en matière de saisie est le suivant : Puisque le Département se contrefiche du trafic, nous avons des informateurs qui nous apportent les informations. C ‘est uniquement sur la base de cette surveillance que nous pouvons intervenir. Ensuite, s’ensuit la demande des autorisations de recueil, la préparation de celui-ci et le recueil en lui-même nous obligeant parfois à de vraies expéditions... Nous essayons d’être le plus efficace possible en ce qui concerne les premiers soins, car c’est souvent au cours des deux premiers jours que surviennent la majeure partie des cas de mortalité. Le protocole post recueil est le suivant : Avant toute chose il s’agit dévaluer l’état de santé du nouvel arrivant à la lumière de quoi nous pouvons, par la suite, fixer le traitement et les apports nécessaires. Systématiquement nous donnons en prévention un antibiotique à large spectre (Amoxicilline) ainsi qu’un vermifuge (Ivermectin), précaution qui réduit sensiblement la mortalité. Ensuite, la pratique est l’évaluation des progrès notamment en ce qui concerne l’état de santé et l’état psychique. Nous sommes le plus attentif possible quand à leur besoin et à l’apport nutritionnel nécessaire. L’élaboration des repas s’effectue selon plusieurs facteurs. Tout d’abord, c’est selon l’espèce bien entendu, mais aussi l’âge, les degrés de malnutrition, de déshydratation et d’hypoglycémie que nous fixons la nature et les quantités d’apports nécessaires. Dans les cas de malnutrition sévère et, en particulier, pour les plus jeunes nous utilisons la formule F 100 de l’OMS donnée fréquemment par petite quantité, apportant un apport journalier de 100 calories par kilo nécessaires à une bonne réhabilitation. Les nouveaux nés sont nourris par la suite à la demande (toutes les 3 à 4 heures) selon des repas partagés entre solution lactée (Lactogen 1 ou 2 age), fruits et feuilles. En ce qui concerne les Gibbons juvéniles ou adultes nous fonctionnons sur la base de trois repas journaliers à heures fixes (8h, 12h, 16h) en partant du principe que le Gibbon Hoolock dans son milieu naturel passe près de 60% de son temps journalier à se nourrir. De cette façon nous réduisons significativement le stress que peut provoquer l’attente de la nourriture. Ajoutons que nous donnons également un apport protéinique (œuf ou viande) une fois par semaine. En ce qui concerne l’eau ne pouvant donner de l’eau du robinet (même lorsque cela est disponible…) nous ne donnons à nos pensionnaires exclusivement que de l’eau en bouteille. Les fruits quand à eux sont lavés avec soin à l’aide d’eau portée à ébullition. Chaque individu au centre bénéficie d’un suivi quotidien personnel enregistré sur une fiche individuelle (santé, nourriture, comportement, traitement, observation) qui lui constitue par la suite un historique complété d’une fiche médicale réalisée dès son arrivée.
2.GESTION DES ZOONOSES, SUIVI DES INDIVIDUS ET DU PERSONNEL EN CONTACT.
Nous l’avons souvent martelé: La gestion des zoonoses se place sans aucun doute au centre de la réussite d’un programme de conservation planifiant un renforcement du stock sauvage. Mais comment la réaliser concrètement sur place, ici loin d’institutions médicales correctement équipées ? Notre gestion doit se baser sur trois axes majeurs : Le suivi des individus, celui du personnel et le maintient d’un environnement sain. Le suivi des individus en matière de zoonoses chez le Gibbon tourne autour des actes suivant : Test herpes hominis 1 et 2, test hépatites A, B et C, test tuberculose, contrôle des protozoaires et parasites internes. Si les tests tuberculoses et hépatites sont réalisables ici même à Tura. C’est au niveau des tests herpes que nous rencontrons des problèmes. En effet, les échantillons de sang doivent effectuer un voyage de plusieurs milliers de kilomètres, ce jusqu’à Bombay, afin d être testés ce qui d’une part nous impose un délai d’attente d’au moins un mois et, d autre part, nous coûte une somme d’argent relativement élevée (environ 100 euros par test). Aucun Gibbon n’est mis en contact avec ses congénères ou relâché avant d’avoir effectué cette batterie de tests. En ce qui concerne le suivi sanitaire du personnel en contact nous suivons sensiblement le même procédé de tests : TB, Hépatites, HIV et nous faisons face aux mêmes délais et montants en ce qui concerne les tests herpes. Nous requerrons également de la part des membres de notre équipe une hygiène corporelle stricte. En ce qui concerne les structures d’accueil, les endroits de stockage et de préparation de nourriture, la clinique, tous ces lieux sont soumis quotidiennement à une désinfection et bénéficient d’un contrôle de la vermine (Rats, Insectes...). Les déchets quand à eux sont incinérés.
3.REHABILITATION, RELACHE ET SUIVI POST RELACHE.
En matière de réhabilitation le Programme accueille actuellement un Gibbon mâle adulte en processus, Espoir. Il est toujours sauvage puisqu’il a été capturé à l’âge adulte par les villageois, et ce à l’aide d’une catapulte. Arrivé au centre dans un état de santé critique puisqu’il présentait au niveau du visage plusieurs blessures infectées, il a été transféré en volière de réhabilitation après une convalescence de plus de deux semaines à la clinique. Aujourd’hui Espoir nous montre bien qu’il est complètement indifférent à nous et porte bien plus d’intérêt au chant de ses congénères qu’il ne nous en porte. Le nourrissage est effectué de la manière suivante : le principal de la nourriture est déposé dans des récipients ensuite suspendus à différents endroits des arbres de la volière. Une seconde source de nourriture est également déposée au sol, cependant jamais depuis les deux mois qu’il se trouve dans sa volière il n’est descendu. Il est donc d’un point de vue comportemental près à être relâché. Cependant, jusqu’à aujourd’hui et cela dû à la difficulté que représente l’acte sur un Gibbon adulte mâle et au manque de personnel qualifié à sa réalisation, il n’est toujours pas testé. L’idée pour Espoir est donc la réalisation au plus vite de ces tests compte tenue des délais de résultat auxquels je faisais précédemment référence. Ensuite lorsque la mousson fera place, au mois de Septembre, à des jours plus propices nous souhaitons tenter l’expérience suivante : Puisqu’il est toujours sauvage mais seul, le but de la manœuvre serait de trouver à l’intérieur du parc national de Nokrek le territoire d’une femelle flottante (n’ayant pas de mâle), d’ériger une cage sur ce dit territoire, y transférer Espoir, et ainsi étudier les relations, si contact il y a. En cas d’entente il est alors possible d’imaginer un relâché sous un suivi important. Cependant nous avons bien conscience que l’opération reste assez aléatoire cela étant notamment dû à la complexité des relations chez le Gibbon. De plus, elle ne sera réalisable que lorsque nous aurons débuté le projet de renforcement de la protection du parc.
II.PROJET DE RENFORCEMENT DE LA PROTECTION DU PARC NATIONAL DE NOKREK.
Si nous souhaitons réellement avoir un impact sur la survie des populations sauvages de Gibbon Hoolock de l’Ouest et effectuer un renforcement du stock sauvage nous devons être en mesure de réduire significativement les menaces pesant sur l’espèce à l’état sauvage afin, dans l’idéal, ne plus rencontrer d’individus captifs ou abattus. Mais, au delà de cela notre attention ce doit également et surtout d’être portée sur l’habitat. Afin de pouvoir agir sur ces fronts de manière concluante ce sont les parcs nationaux protéges dans les textes que nous sommes pour le moment le plus à même de prendre pour cible. Je souhaite, avant d’entrer plus en détail sur la manière, faire un état de la situation actuelle en ce qui concerne la protection des forêts ici. Les Garos, (et en général la majeure partie des tribus du nord-est de l’Inde) et ce depuis des temps ancestraux, pratiquent le « jhum » ou culture itinérante sur brûlis. Nous connaissons tous bien les ravages et la précarité que représente cette pratique. Cependant, en plus de celle-ci, une culture intensive notamment de noix de bétel et de noix de cajou accompagnés d’une activité d’extraction minière notamment de charbon ont fait leur apparition et au lieu de se substituer à la première, l’ont complèté, engendrant quotidiennement des dégradations environnementales toujours plus flagrantes. Il est, je trouve intéressant de relater à ce sujet une conversation que j’ai eu l’occasion d’entretenir avec le Conservateur des forêts des Garo Hills. Celui-ci se plaignait des problèmes que créent les troupeaux d’éléphants dans de nombreux villages. Lorsque j’en suis venu au fait que si ces derniers sortent de leur forêt pour traverser et détruire au passage les villages c’est justement parce que celle-ci se réduit comme peau de chagrin, il m’a tout simplement rétorqué : « Oui mais que faire ? Les gens font ce qu ils veulent de la forêt !!! » … Cela nous donne une vision certes imagée mais assez claire de la situation. Mais revenons en plutôt sur la manière de tenter un renforcement de cette protection des parcs. En ce qui concerne notre programme, et ce depuis les premiers repérages, notre choix quand au site de renforcement et de relâché c’était arrêté sur le parc national de Nokrek au sujet duquel d’ailleurs une demande toujours sans suite avait été déposée à l’UNESCO afin qu il soit intègré au projet MAB Homme et biosphère. Cette décision avait été prise en relation avec les chances de réussite d’un projet de protection de la zone en vue de pouvoir réintroduire. Aujourd’hui, au vue des nouveaux éléments de réponse dont nous disposons, il s’avère que c’est réellement sans aucun doute la meilleure zone. Cependant, il s’agit maintenant le plus vite possible de poser les bases et de débuter ce projet avant qu’il ne soit trop tard, car même accidenté l’endroit reste largement exposé au braconnage et aux coupes sauvages. En partant du fait que ce parc dispose, en théorie mais pas en pratique, de protection physique valable, l’idée est donc la création d’une patrouille sous l’égide du programme qui aura pour mission la surveillance intérieure de Nokrek et pas seulement de son entrée comme cela est le cas aujourd’hui. Sa composition initiale sera de trois à quatre hommes ce qui peut s’avérer suffisant, dans les débuts en tout cas, compte tenu de la taille de la zone à couvrir (48 km2) et en partant du principe qu’ils auront pour mission de réaliser de vrai patrouilles au sein du parc et auront notamment en charge la protection des zones de relâché. Cependant, si cela est nécessaire, je ne peux me résoudre à croire que la sauvegarde des populations sauvages ne puisse reposer que sur une méthode coercitive. C’est pour cela que notre attention doit se tourner également sur un autre front : celui de la sensibilisation. Encore une fois c est d’un tout dont nous avons besoin.
III OUVERTURE D UNE ECOLE POUR LA SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITE LOCALE ET SENSIBILISATION.
Les enfants. Ils sont l’avenir, ceux à qui incombera un choix terriblement lourd de conséquences : Continuer la voix des générations précédentes, détruire et perdre ou changer le cours des choses, préserver et gagner. Toutefois, afin d’être en mesure de faire le bon choix ils doivent disposer des éléments nécessaires à la réflexion et être conscients de ce qu’il gagnent, de ce qu’ils perdent, l’ignorance ayant toujours été au centre de bien des maux. C est pour cette raison que dès le début des activités du programme sur le terrain notre attention s’était portée sur la petite école privée du village de Silsotchigre, péniblement financée par les parents d’élèves et le Nokma (Chef du village). L’idée en ce qui concerne cette école est de la reprendre sous le programme afin qu’elle devienne d’une part gratuite et d’autre part la première incluant à son programme une éducation à la sauvegarde de la biodiversité. Celle-ci inclut pour le moment 52 élèves partagés en six classes (de la maternel au CM2). Quant au projet de reprise tout est déjà planifié incluant un mémorandum avec les représentants du village cependant celui-ci attend toujours de réunir les fonds nécessaires à sa réalisation. Pour finir, d autres projets ponctuels de sensibilisation sont planifiés dans le futur et ont pour cible les villages en bordure du parc national de Nokrek.
CONCLUSION.
Deux ans donc après sa naissance, le programme Huro a fait son chemin. D’autorisations en premiers recueils nous sommes devenus depuis le premier centre de recueil de Gibbon Hoolock de l’Ouest au monde. Nos pensionnaires sont en quelques sortes devenus les ambassadeurs d’une population sauvage qui, jusqu’alors, s’éteignait dans le silence mais qui aujourd’hui semble avoir trouvé une voix qui porte maintenant au delà de leur colline.
Le Président de la SVAA et Directeur du Programme Huro